Villages & Patrimoine

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Promenade...à petits pas

Auteur: Jolaine Ricard Thillet
Dernière modification le Lundi 07 janvier 2013
Crédits photos: OT Séderon

Promenade...à petits pas Promenade...à petits pas

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Circuit à pied d’une petite journée : départ Hameau de la Combe: Garer votre voiture sur la place située devant la chapelle et continuer à pied

1-Hameau de La Combe : Habitat-rue.

La chapelle

Sa Bénédiction a eu lieu le seize février 1753, en l’honneur de St Quentin et St Pierre, Martyrs- (Archives communales) Voir aussi la Légende rapportée par P.Ollivier Elliott « Les Baronnies, Mode d’emploi d’un fragment de Paradis ».Désacralisée, elle a été transformée en salle d’expositions-concerts, inaugurée le 4 août 2001.

Prendre à gauche Le chemin du Prieur, (il manque le r) » qui contourne le village jusqu’à la fontaine-lavoir, avec son bec bien conservé, restaurée récemment. On arrive sur une petite place- buvette, devant l’épicerie

En revenant sur la place de la chapelle, observer au passage une pierre portant la date de 1780,et, à droite, le chemin de la Calade bordé de deux maisons traditionnelles avec pontin et calabert (balcon et auvent). A gauche, une tour dont on ne connaît pas l’histoire.Continuer sur la D65, à droite, le camping, la dernière maison étant l’Ecole fermée (regroupement à Saint Auban).

Le premier cimetière dit de « La Combe » ( archives paroissiales), situé au quartier de St Quentin précède l’ancien moulin - habitation privée- dit de La Combe- qui, en fait était en usage fin19 ème, début du 20 ème.

2- Hameau de Bons : Habitat groupé, étagé à flanc de colline

A 200m du moulin, à droite, le chemin vers Bons descend vers l’Ouvèze, la traverse (le pont de Bons est considéré comme étant le point affichant les températures les plus basses l’hiver). Pas d’église ou de chapelle à Bons, mais…deux cures : La vieille cure- habitation privée et La Cure- patrimoine communal en location- présentant une pierre gravée en réemploi datée de 1565.

Continuer sur le chemin de Mévouillon jusqu’à la fontaine- lavoir flambant neuve- construite, à l’origine, grâce à une souscription auprès des habitants du hameau.

Continuer le chemin après le lavoir, le long du « Roussieu , affluent de l’Ouvèze venant du quartier de La Sorgue » jusqu’à l’épingle à cheveux qui vous emmène vers la gauche au « sommet » de Bons, avec à droite, l’ancien four collectif du hameauet, à gauche, une très belle vue sur la vallée. Belle vue, c’est justement le patronyme du plateau qui domine Bons « Beauvès », ancien habitat abandonné.

En redescendant « Le chemin de l’Ubac », on rejoint l’Ouvèze, qu’on traverse à nouveau et on arrive sur la D65 A, qui dessert, à droite, Sommécure et à gauche, le plus petit des cinq hameaux : Bagnols.

3- Hameau de Bagnols : petit, mais chargé d’histoire :

Trois grosses maisons le composent, berceau de la famille Charras, trois maisons « Charras » depuis la fin du 16ième siècle.

Si deux d’entre elles sont restées propriétés des descendants, la plus importante a subi maintes vicissitudes, jusqu’à son rachat par la commune, puis sa réhabilitation en quatre logements sociaux « Résidence Joseph Charras » et salle communale polyvalente, en 2006.

Il est remarquable de savoir que l’énergie-bois a été choisie pour en assurer le chauffage, les copeaux étant stockés dans un silo bien visible côté nord de la maison, à quelque distance du petit pont qui traverse « Le Rieu », affluent de l’Ouvèze venant de Ruissas.

Cette maison était, de fait, la maison natale de Joseph Charras, plaque apposée le 30 août 1969. C’est la seule trace d’information patrimoniale dans toute la commune.

L’église-mairie

La construction de l’église a été décidée en 1599- pour remplacer l’ancienne église castrale située sur le site de l’ancien fort, Ville- Vieille ruinée par les guerres de religion (visite pastorale 1599), sur l’emplacement de l’ancienne maison de la communauté, ce qui peut expliquer sa singularité puisque le clocher abrite encore la mairie (et jusqu’à la fin du 19 ème, l’école et le logement de l’instituteur)

Les travaux ont duré jusqu’à sa bénédiction en 1735, soit quelques 135 ans, ce délai s’explique par la pauvreté des habitants qui ont seuls supporté la charge financière. Deux dates sont visibles : 1705 à mi-hauteur du clocher et 1830 sur la sacristie . Aucune trace de marques de tâcherons sur les pierres, ce qui signifie que les travaux ont été effectués par des maçons locaux. Tout en haut du clocher, à droite, côté route, une tête sculptée, peu visible, dont on ignore l’origine et le symbole, malgré des hypothèses non vérifiées.Elle porte aujourd’hui le vocable de Saint Pierre

4- Hameau de Ruissas : Habitat dispersé, le plus élevé de la vallée- 844m, direction Le Col de Perty.

Bâti au gré des « serres » et des sources, exposé plein sud, abrité par les pentes du Col de Perty, c’est le hameau aux « belles terres », aux arbres (amandiers- poiriers) qui « ne gèlent jamais », maison éparpillées dans des lieux-dits aux noms évocateurs : « L’Abri, Le Serre, Font d’Avine ». Il voit naître le Rieu à plus de 1000m au débit si abondant qu’il peut alimenter deux hameaux : Ruissas et Sommécure.

On arrive directement devant la fontaine- lavoir, quartier « Les Geas », devant l’ancienne école.Passer devant le lavoir et, à droite, rejoindre « Le chemin de Fondavine » qui monte vers la chapelle.On peut continuer sur le chemin et redescendre en passant au milieu des maisons du quartier du Serre.

Ruissas a été le berceau d’un autre illustre montalbanais- bien que né à Laborel, il s’agit de Félix Eysseric- 1902-1988, le constructeur d’alambics, utilisés dans le monde entier , machines à couper la lavande et autres inventions originales, habitant dans son enfance dans une ferme très éloignée à « Nayranne ». Il mériterait lui aussi une belle plaque !

Bénédiction de la cloche de la chapelle sous le vocable de Notre Dame de Pitié ou des Sept Douleurs nouvellement construite le vingt - quatre mars 1752 (Archives paroissiales communales)

Ruissas a son propre cimetière, isolé du hameau, le cimetière Saint- Sauveur , situé au quartier du même nom.

Devant le lavoir, on prend la direction du Col de La Chapelle, vers Sommécure, route du Col de Perty.

5- Le hameau de Sommécure via le Col de La Chapelle : habitat -rue et dispersé

Située à la première épingle à cheveu de la route, au pied de la montagne de Barret- 1025m, cette petite échancrure doit son nom à une très ancienne chapelle au sommet de la colline de Barret Il ne reste rien sur le site et il est très difficilement accessible, envahi par une végétation très dense.On redescend vers Sommécure (Soumacure en provençal), Soumecure sur la carte de Cassini en 1739.

Prendre « La rue du four » il existait bien un four commun, démoli en 1936, et se diriger vers la troisième chapelle de Montauban, la chapelle Saint Pierre et la quatrième fontaine-lavoir. Sommécure a aussi son propre cimetière : Saint Pierre.

Continuer le chemin qui monte droite de la chapelle, vers le quartier de L’Eydoux , une visite à « La source de l’Ouvèze » s’impose : tout au bout du chemin vous en verrez une partie, calme et bucolique, mais sa vraie source se situe bien plus haut, dans un éboulis de rochers, pas très facile d’accès, on devrait dire « ses sources » car de nombreux filets d’eau s’échappent en cascades des rochers et se rejoignent avec grand bruit au fond d’un ravin moussu et sombre, spectacle très rare au printemps.

Spécificité du hameau de Sommécure Les arêtes des maisons d’une verticalité parfaite, côté S/O.

Le circuit se termine, il suffit de rejoindre Bagnols par la D65A et la boucle se referme.

Notes

Textes du 21 novembre 2012: Jolaine Ricard Thillet jolaine.rt@orange